Cureety
- Évaluation
- 4,6
- Téléchargements
- 10.00K
- Classification du contenu
- PEGI 3
Cureety - Captures d'écran
Avantages
- Suivi régulier des symptômes directement depuis le smartphone.
- Interface claire et accessible
- même pour les utilisateurs peu technophiles.
- Les données peuvent faciliter les échanges avec l’équipe médicale.
- Questionnaires adaptés au parcours de soins de chaque patient.
- Aide à repérer rapidement une évolution inhabituelle de l’état de santé.
Inconvénients
- L’application ne remplace pas une consultation ni les urgences médicales.
- La fréquence des notifications peut devenir contraignante au quotidien.
- Certaines fonctions dépendent de l’accompagnement d’un établissement partenaire.
- Une connexion internet peut être nécessaire pour synchroniser les réponses.
- La saisie répétée des symptômes peut sembler fastidieuse sur le long terme.
Cureety - Description
- Nom de l'application
- Cureety
- Nom du package
- com.cureety_mobile
- Développeur
- Cureety
- Catégorie
- Médecine
- Dernière mise à jour
- 4 juin 2019
- Version
- 5.123.0
J’ai abordé Cureety comme une application de médecine destinée à accompagner les personnes vivant avec un cancer, et non comme un simple carnet de notes santé. Son idée centrale est de transformer le parcours de soins en donnant au patient un espace numérique pour rester attentif à son état et mieux communiquer avec l’équipe qui le suit. Dans mon expérience, cette orientation change surtout la manière de préparer les échanges médicaux : au lieu d’arriver en consultation avec des souvenirs incomplets, on peut s’appuyer sur ce que l’on a réellement observé au fil des jours.
Cette différence paraît discrète, mais elle compte beaucoup lorsque la fatigue, les douleurs, les nausées ou l’inquiétude rendent les journées difficiles à organiser. L’application ne remplace évidemment pas un médecin et ne doit pas servir à décider seul d’un traitement. Son intérêt est ailleurs : elle aide à rendre le vécu quotidien plus lisible. C’est une nuance importante, car une personne qui cherche un outil de diagnostic instantané ou une consultation à distance ne trouvera pas ici la même réponse qu’avec une application généraliste de santé.
Le suivi des symptômes comme véritable fil conducteur
Le point fort que je retiens est le suivi régulier de l’état du patient. Dans un parcours oncologique, les informations utiles ne se limitent pas à un résultat d’examen ou à une ordonnance. La façon dont on dort, mange, se déplace, supporte une journée ordinaire ou récupère après un soin peut aussi aider à décrire la situation. Cureety place ce vécu au centre de l’expérience, ce qui donne au patient un rôle plus actif entre deux rendez-vous.
J’apprécie particulièrement cette approche parce qu’elle s’attaque à un problème très concret : la mémoire reconstruit mal les périodes difficiles. Après quelques jours, on se souvient facilement du pire moment, mais beaucoup moins de sa durée, de son évolution ou de ce qui l’a précédé. Une saisie faite au moment où l’on ressent quelque chose offre un repère plus fiable qu’une impression générale formulée plusieurs jours plus tard.
Pour autant, il ne faut pas confondre observation et interprétation. L’application peut aider à décrire une gêne, une évolution ou une difficulté, mais elle ne donne pas à l’utilisateur la compétence médicale nécessaire pour en déterminer la cause. Je conseille donc de l’utiliser comme un support de dialogue : on y rassemble des éléments à partager, puis on laisse l’équipe soignante les replacer dans le contexte du traitement et du dossier.
Le développeur, Cureety, a choisi un positionnement assez spécialisé. C’est ce qui distingue l’application d’un journal de santé classique, souvent conçu pour suivre des habitudes générales comme le sommeil, l’activité physique ou l’alimentation. Ici, le suivi prend davantage de sens lorsqu’il s’inscrit dans un parcours de soins contre le cancer. Cette spécialisation est une force pour le public concerné, mais elle limite naturellement son intérêt pour quelqu’un qui cherche seulement un carnet de bien-être.
Ce que l’on gagne entre deux consultations
Le bénéfice le plus tangible est la continuité. Une consultation dure un temps limité, alors que les symptômes apparaissent parfois le soir, pendant un week-end ou plusieurs jours après un traitement. En notant les changements au fur et à mesure, je peux mieux reconstruire la période écoulée. Cela aide aussi à formuler une question précise plutôt qu’à dire simplement que « ça va moins bien ».
Cette précision peut modifier la qualité de la conversation. Dire qu’une gêne revient à un moment particulier, qu’elle empêche une activité habituelle ou qu’elle s’accompagne d’une fatigue inhabituelle est plus utile que de présenter une impression vague. Le patient n’a pas besoin de maîtriser le vocabulaire médical pour apporter une information exploitable : il doit surtout décrire honnêtement ce qu’il vit.
Un autre avantage est psychologique, sans être miraculeux. Quand tout semble se mélanger, disposer d’un endroit où déposer ses observations peut donner une structure à la journée. Je ne dirais pas que cela supprime l’angoisse, mais cela peut éviter de porter mentalement chaque détail jusqu’au prochain rendez-vous. Pour un proche aidant, le même principe peut faciliter la préparation d’une discussion, à condition que le patient reste au cœur des décisions et de la communication.
Comment je l’utiliserais dans une journée difficile
Imaginons une personne qui reçoit un traitement et qui remarque, au fil de la journée, une fatigue plus forte que d’habitude. Le matin, elle peut noter son état sans attendre de savoir comment la journée se terminera. Plus tard, si l’appétit baisse ou si une douleur apparaît, elle ajoute ces éléments pendant qu’ils sont encore faciles à situer. Le soir, elle dispose d’une vision plus complète qu’un souvenir unique pris au moment du coucher.
Le lendemain, cette personne peut relire ce qu’elle a indiqué et préparer un message ou une question pour son équipe. Elle ne cherche pas à conclure que le traitement est responsable de tout ; elle arrive simplement avec une chronologie plus claire. C’est, à mes yeux, l’un des usages les plus intelligents : utiliser l’application pour passer d’un ressenti dispersé à une conversation mieux préparée.
Je recommande toutefois de ne pas transformer cette routine en obligation supplémentaire. Les jours où l’on est épuisé, une saisie courte et honnête vaut mieux qu’un compte rendu parfait que l’on abandonne rapidement. La régularité est utile, mais elle ne doit pas devenir une source de culpabilité. Dans un parcours déjà chargé, l’outil doit alléger l’organisation, pas ajouter une nouvelle performance à réussir.
Un scénario où l’application prend tout son sens
Le cas le plus convaincant est celui d’une personne qui alterne des journées relativement supportables et des périodes plus compliquées. Si elle attend le rendez-vous suivant, elle risque de résumer la situation à une moyenne qui ne reflète aucun jour réel. En utilisant Cureety comme un fil chronologique, elle peut montrer que les difficultés surviennent par vagues, qu’elles se prolongent ou qu’elles disparaissent avant la consultation.
Ce suivi est aussi utile lorsqu’un proche accompagne les déplacements ou les rendez-vous sans être présent en permanence. Le proche peut aider à se rappeler les questions importantes, mais il ne ressent pas les symptômes à la place du patient. Une trace personnelle permet donc de préserver la première personne dans le récit, même lorsque l’entourage joue un rôle majeur dans la logistique.
Je vois également un intérêt pour les personnes qui ont tendance à minimiser leurs difficultés. Certaines veulent rester courageuses et répondent automatiquement que tout va bien. Le fait de noter des situations concrètes peut les aider à reconnaître ce qui mérite d’être mentionné. À l’inverse, quelqu’un qui s’inquiète au moindre changement peut utiliser ces observations pour distinguer une impression ponctuelle d’une évolution qui mérite vraiment d’être signalée, toujours avec l’avis de l’équipe médicale.
Les limites à accepter avant de commencer
La première friction est liée à la saisie elle-même. Une application de suivi n’a de valeur que si l’on pense à l’ouvrir et si l’on se sent capable de répondre. Dans une période de fatigue ou de traitement lourd, même une action simple peut sembler trop longue. Je conseille donc de l’intégrer à un moment déjà présent dans la routine, plutôt que de créer une alerte mentale supplémentaire.
La seconde limite concerne la qualité des informations. Une note faite sous le coup de l’inquiétude peut être très subjective, tandis qu’une note trop rapide peut manquer de contexte. Il faut trouver un équilibre : décrire ce qui s’est passé, son intensité ressentie et son impact sur la journée, sans chercher à produire un rapport médical. L’application aide à organiser le vécu ; elle ne garantit pas automatiquement que chaque entrée sera complète ou parfaitement interprétable.
Il faut aussi garder une règle de prudence : un outil numérique ne doit pas retarder une demande de soins lorsqu’un symptôme paraît urgent ou inquiétant. Attendre de remplir une fiche ou de voir une tendance se dessiner serait une mauvaise utilisation. Dans ce type de situation, le contact avec les professionnels et les services adaptés passe avant le suivi dans l’application.
Enfin, Cureety n’aura pas la même pertinence pour tout le monde. Une personne qui ne souhaite pas suivre ses symptômes sur un téléphone, qui préfère un carnet papier ou qui dispose déjà d’un accompagnement parfaitement adapté peut ne pas ressentir de bénéfice supplémentaire. De même, un utilisateur qui attend des conseils médicaux personnalisés immédiats risque d’être déçu : le suivi ne remplace pas la relation thérapeutique.
Par rapport à un carnet papier ou à une application santé généraliste
Le carnet papier garde de vrais avantages. Il fonctionne sans apprentissage numérique, se consulte rapidement et permet d’écrire librement. Pour certaines personnes, cette liberté est plus naturelle qu’un formulaire. En revanche, le papier peut rendre la chronologie moins lisible et les notes plus difficiles à relire avant une consultation. Cureety apporte une structure numérique qui peut rendre les observations plus faciles à retrouver et à partager dans le cadre du parcours de soins.
Les applications généralistes de santé sont souvent plus adaptées au suivi d’objectifs quotidiens ou de paramètres variés. Elles peuvent convenir à quelqu’un qui veut centraliser plusieurs habitudes, mais elles ne sont pas forcément pensées autour de l’expérience spécifique d’un cancer. La spécialisation de Cureety réduit l’étendue des usages, tout en donnant davantage de cohérence à celui qui correspond à sa raison d’être.
Je ne choisirais donc pas automatiquement l’application la plus riche en fonctions. Pour une personne atteinte d’un cancer, un outil ciblé et suffisamment simple peut être plus utile qu’un tableau de bord rempli de graphiques sans rapport direct avec les questions à poser à l’équipe soignante. À l’inverse, si le besoin principal est de suivre une activité sportive, une tension ou des habitudes alimentaires indépendamment d’un parcours oncologique, une autre application sera probablement plus appropriée.
À qui je la conseillerais en priorité
Je la conseillerais d’abord aux patients qui veulent mieux préparer leurs échanges médicaux et qui sont prêts à consacrer quelques instants à l’observation de leur quotidien. Elle peut aussi convenir à une personne qui oublie les détails entre deux rendez-vous ou qui a du mal à expliquer comment son état varie. Dans ces cas, la valeur n’est pas de recevoir une réponse automatique, mais de mieux arriver avec des éléments concrets.
Elle peut être intéressante pour un proche aidant, mais je recommande de l’utiliser comme un soutien et non comme un outil de surveillance. Le patient doit pouvoir garder son propre rythme et décider de ce qu’il souhaite partager. Une aide technique est bienvenue si elle facilite la saisie ; elle devient contre-productive si elle transforme chaque journée en contrôle permanent.
Le classement de l’application dans la médecine, sa gratuité et son classement PEGI 3 la rendent accessible dans son positionnement général. Elle fonctionne sur Android à partir de la version 7.0, ce qui couvre encore de nombreux appareils. Sa note moyenne de 4,6, obtenue auprès d’un peu plus d’une centaine de personnes, suggère une réception favorable, mais je la considère surtout comme un indice secondaire : l’utilité dépend beaucoup de la situation médicale et de la façon dont chacun accepte le suivi régulier.
Avec plus de dix mille installations, elle reste un outil spécialisé plutôt qu’un service grand public omniprésent. Cela ne me gêne pas : pour ce type d’usage, la pertinence compte davantage que la popularité. La version actuelle est la 5.123.0, et l’application a été lancée le 4 juin 2019. Je mentionne ces éléments parce qu’ils permettent de situer le produit, mais ils ne remplacent pas l’essai réel dans le contexte de soins de la personne.
Les questions pratiques que je me poserais
La première question serait : faut-il être à l’aise avec la technologie ? Pas nécessairement. L’usage le plus important consiste à décrire son état avec des mots compréhensibles et à le faire avec une certaine régularité. Une personne peu familière avec les applications peut avoir besoin d’un accompagnement initial, mais elle n’a pas besoin de connaissances médicales avancées pour tirer parti du principe.
Je me demanderais ensuite si l’application peut remplacer les appels ou les consultations. Pour moi, la réponse est clairement non dans l’usage : elle sert à structurer le suivi et à préparer le dialogue, pas à se substituer à une équipe. Si une situation semble urgente, je ne compterais jamais sur une saisie dans l’application pour obtenir une réaction immédiate.
Autre point important : faut-il tout noter ? Non. Une sélection honnête des changements qui ont un impact sur la journée est plus réaliste qu’un inventaire impossible à maintenir. Je privilégierais les symptômes nouveaux, ceux qui s’aggravent, ceux qui perturbent le sommeil ou les repas, et ceux qui empêchent une activité habituelle. Cette méthode rend le suivi plus durable et les échanges plus ciblés.
Enfin, je me demanderais si le suivi risque d’augmenter l’anxiété. C’est possible chez une personne qui vérifie constamment chaque sensation. Dans ce cas, je limiterais les moments de consultation et j’en parlerais avec un professionnel ou un proche de confiance. L’outil doit aider à prendre du recul ; s’il pousse à surveiller son corps sans pause, le carnet papier ou une utilisation beaucoup plus espacée peuvent être de meilleures options.
Mon avis après avoir considéré l’usage réel
Ce que je trouve le plus réussi dans Cureety, c’est son choix de se concentrer sur un moment souvent négligé : l’intervalle entre les soins. L’application ne promet pas de simplifier une maladie complexe. Elle propose plutôt de donner une forme aux expériences quotidiennes qui risquent autrement de se perdre avant la prochaine discussion médicale. Cette ambition est plus modeste qu’un diagnostic automatique, mais elle me paraît plus crédible et plus utile.
Son principal compromis est évident : il faut accepter de participer activement au suivi. Si l’on n’ouvre jamais l’application, elle ne peut rien apporter. Si l’on l’utilise avec constance mais sans se laisser enfermer dans une logique de contrôle, elle peut devenir un support pratique pour mieux raconter son parcours. La qualité du résultat dépend donc autant de la routine de l’utilisateur que de l’outil lui-même.
Je la recommande surtout aux personnes atteintes d’un cancer qui souhaitent arriver mieux préparées à leurs rendez-vous, aux proches qui veulent aider sans parler à la place du patient, et à celles qui ont besoin d’une trace plus structurée que leurs souvenirs. Je la déconseille comme solution unique à une inquiétude médicale, comme service d’urgence ou comme application de bien-être général. Son vrai intérêt est de transformer des ressentis dispersés en informations plus faciles à discuter avec les soignants.
Pour une application gratuite développée par Cureety, le positionnement est clair et cohérent. Je la verrais comme un compagnon de suivi, pas comme un médecin dans la poche. Si cette distinction est comprise dès le départ, l’expérience peut apporter une aide concrète : moins de questions oubliées, une description plus fidèle des journées difficiles et une participation plus active au parcours de soins.
FAQ
Qu’est-ce que Cureety et à qui s’adresse cette application ?
Cureety est une solution de suivi à distance destinée principalement aux personnes suivies pour un cancer ou une autre maladie chronique, selon le programme proposé par leur établissement de santé. L’application permet de signaler régulièrement ses symptômes, son état général et certains effets indésirables. Les informations sont ensuite accessibles à l’équipe médicale afin de faciliter un accompagnement plus réactif entre les consultations.
Comment fonctionne le suivi des symptômes avec Cureety ?
Après l’inscription et l’activation du parcours par votre établissement ou votre professionnel de santé, Cureety vous invite à répondre à des questionnaires personnalisés. Ceux-ci portent généralement sur la douleur, la fatigue, les troubles digestifs, l’humeur ou d’autres symptômes liés à votre traitement. En fonction de vos réponses, l’équipe soignante peut être alertée et décider de vous contacter ou d’adapter votre suivi.
Cureety remplace-t-elle une consultation médicale ou les urgences ?
Non. Cureety est un outil de télésuivi et ne remplace ni une consultation, ni l’avis d’un médecin, ni les services d’urgence. L’application sert à transmettre des informations à votre équipe de soins, mais les délais de lecture et de réponse peuvent varier. En cas de symptôme grave, soudain ou inquiétant, contactez immédiatement les urgences ou le numéro médical approprié, sans attendre une réponse dans l’application.
Faut-il disposer d’un code ou d’une invitation pour utiliser Cureety ?
Dans la plupart des cas, l’accès à Cureety dépend d’une prise en charge organisée par un établissement, une équipe médicale ou un professionnel de santé partenaire. Il peut être nécessaire de recevoir une invitation, un lien d’activation ou un identifiant spécifique. Télécharger l’application seul ne garantit donc pas l’accès à toutes ses fonctions. Demandez à votre équipe soignante comment activer votre parcours.
Mes données de santé sont-elles protégées dans Cureety ?
Cureety traite des données de santé particulièrement sensibles. Avant de commencer, il est recommandé de consulter les informations relatives à la confidentialité, au consentement et au traitement des données présentées lors de l’inscription. La protection dépend notamment des mesures de sécurité mises en place par l’éditeur et l’établissement de santé. Vérifiez également les autorisations demandées et utilisez un appareil protégé par un code ou une authentification fiable.











